Les Enfants

Ah! les enfants, avec eux on se retrouve toujours en contradiction. Au lieu de dire que le mariage est pour le meilleur et pour le pire, on devrait mettre une affiche en haut de la salle d'accouchement : « Pour les 20 prochaines années vous aurez des enfants pour le meilleur et pour le pire ».

C'est quand même ironique, de voir comment les enfants peuvent nous donner des émotions paradoxales. Parfois on les adore et à d’autres occasions, on voudrait les tuer, des fois on est fier d’eux et d'autres fois on se demande si notre enfant n’aurait pas un gène de mongole.

L'enfance

La première partie de leur vie, est sûrement celle qui est la plus prenante, car on doit les torcher, les nourrir, les laver, se lever la nuit pour eux. Ainsi, notre rôle de géniteur et d’homme, se transforme en celui de torcheur et de mulet, car en plus de faire toutes les tâches précitées, on doit aussi transporter tout l’attirail quand on se déplace, par exemple : le parc, la poussette, les jouets, le sac à couches, la chaise-haute, etc… Si au moins nos enfants pouvaient se rappeler tout ce que nous avons fait pour eux, quand ils étaient petits. Ils pourraient ainsi se le remémorer avant de chialer, parce qu'ils doivent faire la vaisselle ou ramasser leurs cochonneries, quand ils deviennent ados.

Changer les couches

Et puis, d’un autre côté, on les regarde tout petit et on a le cœur qui nous tourne à l’envers à force de les aimer. Par la suite, ces petits enfants, commencent à parler, ils sont tellement attachants, quand ils nous expriment leurs sentiments avec des mots d’enfants, pour ensuite nous faire une crise, devant tout le monde au magasin, ce qui nous fait regretter de ne pas avoir jadis, mis un condom.

Du passage de l'enfance à l'adolescence

C'est lors de cette période, que le père se transforme de torcheur de petits morveux en chauffeur de taxi. Si au moins, j'avais pu partir le compteur, je serais maintenant riche. Aller les reconduire au hockey, aller les chercher à l'école, aller les porter chez la gardienne, les cours de musique, de soccer, de karaté et j'en passe. Et comme récompense, on se fait chialer après, parce qu'ils veulent boire un Gatorade à 3$ à l'aréna après leur match de hockey.

À cet âge, on est encore indulgent envers eux, car ils ne réalisent pas encore tout ce monde qui les entourent et en même temps, on se dit, que peut-être un jour nos enfants réaliseront que nous n'avons pas seulement été un père ou un géniteur pour eux, mais que nous avons tenté d'être un bon père.

Mais, d'un autre côté, il y a des supers beaux moments, comme la fierté qu'un père peut avoir à regarder son garçon compter un but au hockey, la joie d'entendre les enfants rirent quand le soir tu leur racontes des histoires avant le dodo, le sentiment que tu ressens quand ton petit bout vient se coller contre toi en écoutant la télévision.

On essaie d'être plus qu'un simple géniteur

L'adolescence ou l'ingratitude?

Encore une fois et comme dans chaque phase de nos enfants, il y a du meilleur et du pire. Plus ils deviennent indépendants, plus ça devient intéressant de faire des activités avec eux, faire des voyages, avoir des discussions sur tout et sur rien.

Et de l’autre côté, les adolescents pensent que tout leur est dû, que notre vie devrait être consacrée à leur bonheur. L’autre jour mon ado m’a dit : Robert, tu ne comprends pas, je déteste faire la vaisselle… Et sur ce, je lui ai répondu : tu sais mon gars, il y a 7 milliards d’humains sur la terre et seulement 20 personnes aiment faire la vaisselle et de ces 20 personnes, 12 sont dans des instituts psychiatriques, alors la ferme et fais ta vaisselle.

Bien sûr, les ados oublient aussi comment faire des compliments, mais pour une raison inconnue, ils connaissent toutes les insultes et les bitchages qui existent, par exemple : hey le gros, ya rien dans le frigo, la bouffe est dégueulasse ou Robert savais-tu que tu étais laid… Mais ce qu’ils ne savent pas encore nos ados, c’est que rendus à cette étape de leurs vies, le pardon et l’amour inconditionnel n’existent plus et qu’ils doivent, au moins en partie, mériter nos actions.

J'aime pas faire la vaisselle

Et si?

Et si c’était à recommencer, c’est sans questions que j’aurais encore des enfants. Je sais, je dois être masochiste ou complètement fou.

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mini monique a écrit :
Oui, bien vrai, il y a des étapes difficiles, mais quel plaisir quand eux sont parents à leur tour, on peut leur rappeller tant de choses et leur dire à ton tour maintenant et on se privera pas de raconter à nos petits enfants comment étaient leurs parents, très très marrant ça

cousine a écrit :
heureusement que la chronique de Robert n'existait pas (et les pc non plus d'ailleurs....)quand j'ai pensé à avoir des enfants, sinon j'aurai su ce qui m'attendait lol!! très drôle cette chronique de 2010 merci Robert!!

Frank a écrit :
Dans le mile mon Robert :-)

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